topblog Ivoire blogs

19/09/2013

Face aux multiples taxes : Le secteur de l'hévéa menacé de faillite en 2014

ECO.jpgLe secteur de l'hévéaculture en Côte d'Ivoire ne se porte pas bien. Les multiples taxes imposées aux acteurs de la filière sont un sérieux handicap qui ne permet pas de réserver un lendemain meilleur à cette spéculation. Du moins, à en croire Honest Wadjas, président national de l'Organisation professionnelle des producteurs de caoutchouc naturel de Côte d'Ivoire (Opapcanci) et Eugène Krémien Malan, vice-président de l'Association des professionnels et manufacturiers de caoutchouc (Apromac) qui ont initié, mardi 17 septembre 2013 au Plateau, une rencontre avec la presse.



« Si rien n'est fait par l'Etat et que la loi des finances reconduit les mêmes taxes, la filière sera en faillite en 2014 », ont averti les conférenciers. De l'aveu de Eugène Krémien, la loi fiscale prescrit que, lorsque 80 % de la production d'une entreprise sont exportés, alors elle est exonérée de TVA.

Malheureusement, le caoutchouc ivoirien qui est exporté à 100 % subit des taxes multiples ; toute chose qui lui broie l'échine. ''Les dispositions fiscales appliquées à la filière hévéas aujourd'hui sont insupportables. Les planteurs d'hévéa paient des impôts à raison de 2,5 % prélevés sur leur revenu. Sans oublier que les sociétés agro-industrielles paient 25 % sur le Bénéfice industriel et comptable (BIC). Depuis l'exercice 2012, l'Etat a imposé de nouvelles taxes sur la production des usiniers. 5 % sur le chiffre d'affaires du caoutchouc granulé ; puis une taxe foncière de 15 000 fcfa (par hectare de surface plantée) qui a été ramenée à 7500 fcfa'', a dénoncé Eugène Krémien qui a, par ailleurs, insisté sur l'acquittement de la TVA. ''L'État demande de payer la TVA avant d'être remboursé. Mais, au moment de recouvrer cette créance, l'usinier est soumis à d'incessants va-et-vient qui l'amène à tout abandonner. Ce mode de récupération de la TVA est une plaie...'', a stigmatisé le conférencier.

Au total, les producteurs de caoutchouc et les manufacturiers se sont convaincus que la filière sera déstabilisée avec l'arrêt du développement et des investissements privés. Pour éviter le pire, ceux-ci invitent l'État à ouvrir la fenêtre du dialogue avec eux en vue de trouver une solution idoine.

G. DE GNAMIEN 

14:27 Écrit par SYLLA dans ECONOMIE ET ENTREPRENARIAT | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Les commentaires sont fermés.